CNAPEST CIRTA

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En défense de l\'enseignant

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En défense de l’enseignant
Par : D.Messaoudi

Après l’avoir soumis à ses propres élèves par les lois de la législation scolaire qui criminalisent toute friction entre l’enseignant et l’élève, ce qui a crée une génération d’écoliers incontrôlables, le MEN, et derrière lui un simulacre de fédération des associations de parents d’élèves et parfois même une certaine presse qui se qualifie sans pudeur d’indépendante, se sont mis à souiller l’image d’un éducateur qui ne souhaite pourtant, à travers ce combat, ces cris de détresse devrait-on dire, que recouvrir sa dignité et son prestige d’antan qui ont fait de lui, de part son rôle de diffuseur du savoir, un des membres les plus respectables de la société.

Depuis la création du premier syndicat autonome des enseignants (CNAPEST) en 2002, en désespoir de voir le syndicat du système (UGTA) agir pour l’intérêt des fonctionnaires de l’éducation en particulier et pour celui des travailleurs algériens en général, l’enseignant n’a cessé de solliciter sa tutelle pour l’amélioration de ses conditions socioprofessionnelles afin de se mieux armer dans sa mission devenant de plus en plus complexe et difficile. Mais, au lieu d’inviter ses représentants à la table des négociations afin de chercher ensemble des solutions et préserver ainsi l’école de toute perturbation, le MEN a préféré tantôt faire la sourde oreille dans l’espoir de voir le mouvement s’essouffler et le syndicat s’enterrer par lui-même et tantôt jouer au pyromane dans l’espoir de pousser à davantage de pourrissement afin de dresser les élèves et leurs parents contre les enseignants.

N’ayant presque rien vu se réaliser de ce qu’il a manigancé contre les enseignants, le ministre de l’Education, entouré sans doute de bons pédagogues en guise de conseillers, augmente la dose d’irresponsabilité qui caractérise déjà son département et va jusqu’à étaler sur la Une des journaux la fiche de paye malignement surévaluée des enseignants. Un artifice assez simple qui renseigne du niveau intellectuel de son concepteur, mais qui a quand même pris au piège plus d’un. Ainsi, prenant la parole d’un haut fonctionnaire de l’Etat, et exerçant de surcroît à l’Education, pour celle du saint des saints, journalistes, associations des parents d’élèves, lycéens, parents d’élèves et même ceux pour qui l’école algérienne est totalement étrangère, se sont levés ensemble pour dénoncer en chœur les agissements de ces enseignants sans conscience et avides qui refusent la main généreusement tendue du ministre et continuent à prendre en otage des écoliers innocents. Il y a même ceux qui incitent le ministre à démettre les enseignants grévistes de leurs postes et les remplacer par des universitaires en chômage, comme il a été tenté en 2003. Il ne manque dans cette cérémonie d’humiliation de l’enseignant, à côté d’un Dellalou qui ose encore défendre l’indéfendable, qu’une Zahia Benarous qui, pendant une des grèves des enseignants, alors qu’elle était présentatrice du JT à l’ENTV, a qualifié ceux-ci de racaille, ce qui lui a valu ensuite une belle promotion au poste de ministre ! Mais bien qu’ils se retrouvent face à une grande indignation populaire provoquée par le tapage médiatique à sens unique et orchestré par le maestro Benbouzid, les enseignants, même avec peu de moyens, restent encore solidaires et résistants.

Certes, en raison du matraquage médiatique progouvernemental auquel la société est quotidiennement soumise dans le but de gagner son soutien de force, et en raison des intimidations et des tentatives de corruption et de manipulation auxquelles les maillons faibles parmi les syndicalistes sont exposés, la performance des syndicats autonomes sur le terrain est beaucoup entravée, mais une chose est sûr : le mouvement des travailleurs algériens de l’éducation continuera à drainer des foules, à réveiller les consciences et à arracher des acquis, ne déplaise à tous les diables qui se cachent hypocritement derrière la leitmotiv « NOS ENFANTS », comme si tous les enseignants étaient stériles ou castrés pour ne point ressentir de pitié envers d’innocents petits écoliers.
Par la solidarité, on peut soulever une montagne.

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De la wilaya d'EL TAREF je lance mes vives salutations à mes collegues et amis de CONSTANTINE,et parla meme à D.MESSAOUDI.
Le combat que livre notre syndicat est au delà du carcan social ou professionnel,il est d'ordre civilisationnel.Le CNAPEST est entrain de réussir là ou les organisations,les assciations et les partis politiques ont lamentablement échoué et les raisons d'un tel fiasco sont aussi diverses que multiples.
Notre pays est malade de ses dirigeants,Les errements se poursuivent depuis 1962.Aucun secteur d'activité n'a échappé à leur incompétence ,à leur prédation et à leur gabegie.
Non et non,on ne peut laisser faire indéfinemment un tel massacre(autoritarisme, totalitarisme,despotisme,népotisme,corruption, l'arbitraire,l'injustice)
L'engagement au sein du CNAPEST est pris:RIEN NI PERSONNE N'ARRETERA LA LUTTE.
VIVE LE CNAPEST
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